Transmusicales 2017. Reportage.

Cet hiver encore, nous étions à Rennes pour l’événement culturel de l’hiver, les très fameuses Rencontres Transmusicales. On a encore erré entre halls d’aéroport et corps très fatigués – la passion de la musique, sans aucun doute- . Un weekend riche en images, en musique, mais aussi en questions; bilan.

Cette édition a été encore marquée par une dimension internationale,  martelée dans le dossier de presse et dans tous les articles, des artistes de tous horizons se sont retrouvés dans le parc exposition.

De toute cette variété écrasante d’artistes, que retenir. Le nombre de concert et la diversité des proposition à de quoi faire tourner la tête et peut aussi peut être effrayer  (d’aucuns préféreront la chaleur de la Greenroom et les douces lumières des nombreux bars du site à l’exploration musicale).

Sur les deux soirs de présence à Rennes, on a opté pour la diversité et l’exploration audacieuse (quitte à oublier immédiatement l’artiste après son concert).

On a bien aimé beaucoup de trucs. Avec d’abord, les japonais Oki Dub Ainu Band (déjà repérés dans nos choix pour le festival). Un groupe qui marie astucieusement des éléments de musique traditionnelle à du dub et du krautrock. L’ensemble est efficace et intriguant, aidé par les costumes et les instruments bizarres, il permet d’oublier un peu le côté systématique/répétitif des compositions.

Les Altin Gün, groupe très inspiré par la musique psychédélique turque et les “grand noms du rock anatolien”. De l’énergie communicative sur scène, mais une impression pénible de déjà vu, qui est le souci de ces groupes hommage qui sont à la fois tribute band et interprétation personnelle, l’hommage reste cependant bien agréable à l’oreille, et les looks 70’s soignés des artistes aident bien.

La même remarque peut être faite au sujet du groupe de ska japonais Oreskaband, une sorte de groupe de J Pop qui joue avec des instruments non factices, très bien fait, réglé au millimètre mais sans âme, sans le petit plus qui les rendrait sympathiques et marquants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sinon on peut parler dans le désordre, de la soul moderne mais pas trop de Tank And The Bangas, l’électro doucement brutale de Kirara, du post punk nordique enlevé et les tatouages du chanteur des Viagra Boys.  

Et aussi les costumes de bois des Snapped Ankles, groupe très alléchant sur le papier, mais finalement plutôt décevant en chair et en os.

Et le festival ne serait pas le même les trucs vaguement douteux, avec en tête le retour pénible de Washed Out, le duo de zozos qui font de la gym sur fond de Zumba Confidence Man.

 

 

 

 

 

 

 

 

On a même eu droit à un sous Richard Dawson, sans la poésie, sans la grâce mais avec une jolie coiffure.

Les Transmusicales sont toujours un marathon, avec comme dans une bonne course de fond, des moments d’euphorie, et d’autres où on sent clairement que ça rame. Mais au final après deux jour de sollicitations auditives et sensorielles, on est toujours plutôt contents d’avoir participé une fois de plus à cette grande fête des musiques.

 

 

 

 

 

 

 

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