Robi– L’hiver et la joie (Les Disques de Joie, 2013)

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Je me souviens que je l’avais vue, Robi,  sur la scène du Popin, il y a déjà quelque temps, une fille un petit peu perdue sur scène, un concert un peu bancal, pas trop convaincant, malgré une volonté et un talent indéniable.

Ce soir-là, au final, une impression très mitigée ; des bons moments et d’autres nettement moins réussis ; ajoutons à tout ça la tentation toujours présente de faire un bon mot et voilà comment on fait un live report pas totalement négatif, mais un peu cruel (je vais le remettre en ligne tiens).

Quand j’ai vu que le disque sortait quelque temps après, j’étais curieux. Du coup je me suis installé fébrilement pour l’écouter. J’ai ma bière favorite, un siège confortable. Première chanson, On ne meurt plus d’amour, et là c’est la surprise, paroles accrocheuses, percussions électroniques sèches, et petites mélodies de synthés. Un tube immédiat, avec le refrain et son gimmick de synthé qui ferait presque penser à Portishead, et le son très sec. Vas s’y suis, vas si je fuis, toi qui essaie, le nouvel hymne des amours perdues des noughties, on dirait. Ça  va changer de Glory box me direz-vous, il faut bien grandir en même temps.

Deuxième chanson, Où suis-je, je suis obligé de vérifier ce que je suis en train d’écouter, car ce n’est absolument pas ce que j’avais vu en concert. La basse sèche, le lead au synthé, et les paroles scandées , c’est totalement parfait pour les matins blêmes où tu vas au travail avec une casquette de plomb sur la tête ou les soirées où on rentre à pied. Les morceaux défilent, c’est toujours aussi bien, Je te tue qui pour le coup regarde  pour de vrai du côté du Portishead de la fin des années 90. Belle et bien et sa guitare (basse ?) sourde, Il se Noie parce que c’est Il se Noie et c’est cool (oui l’argument est faible mais vas l’écouter toi hein aussi). Il y a aussi Cherche avec moi, beau comme du Holden (et je pèse mes mots).  Finalement le duo minimum syndical avec Dominique A est la chanson qui m’a le moins marqué, parce qu’un peu faiblard, et parce qu’on a l’impression que c’est un concours de la voix qui prendra le plus de place sur un morceau, et là là le pauvre Dominique n’avait pas l’ombre d’une chance.

Pour résumer, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis. L’album de Robi fait partie de ces bonnes surprises qui arrivent de temps en temps alors qu’on n’en attendait pas grand chose. Une très bonne  surprise qui trace une route originale entre chanson, pop et esprit rock, porté par des morceaux marquants que je réécouterai encore avec autant de plaisir dans plusieurs années.

Robi– L’hiver et la joie (Les Disques de Joie, 2013)

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