Jacco Gardner – Cabinet Of Curiosities (Trouble in Mind, 2013)

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Jacco Gardner vient de Hollande, non loin d’Amsterdam. Il n’est ni américain, ni anglais. Même si sa musique peut nous faire penser à Syd Barret, Van Dyke Parks ou Brian Wilson. Il a passé deux ans, tout seul pour enregistrer son premier album. Solitude toute relative, car sa pop un peu baroque et teintée de psychédélisme sixties est bâtie sur la présence écrasante de ses idoles.

Ses chansons racontent des histoires de rêves un peu brumeux,  imaginez des photos de David Hamilton s’animant soudain, avec un fond musical riche qui semble sorti du cerveau de Brian Wilson, et la voix de Jacco qui raconte des histoires, des histoires de nostalgie, temps qui passe,  jolies choses et paysages  déjà lointains. (truc de fou hein)

Dès l’ouverture de l’album : Clear The Air, et sa production super riche, on est de retour dans des années soixante rêvées, avec une ampleur inédite, une richesse sonore qui charme de suite l’oreille. Puis le second morceau, The One Eyed King, achève de mettre dans l’ambiance. Sitting by the old road again / Waiting for a letter for a friend / Thinking ‘bout the old days again, les paroles de Jacco sont toutes ou presque sur les mêmes thèmes énoncés auparavant, mais  c’est porté par sa diction particulière et les réverbérations délicates sur sa voix.  Il y a bien quelques longueurs à force de ressemblance entre certains morceaux, à cause aussi de structures et des bonnes idées un peu trop répétées (Chameleon, Watching the Moon).  Mais c’est le style qui veut ça, j’imagine, et puis les bonne idées et les trucs qui accrochent on a envie de les mettre un peu partout.  L’album finit parfaitement, avec  The Chameleon , qui donne envie de danser les bras en l’air (hé ça serait bien cet été dans une certaine pinède ce truc),  et aussi avec  la jolie chanson un peu triste The Ballad of Little Jane, histoire triste portée par une très grande richesse instrumentale, mélodie parfaite des longues marches nocturnes.

Le disque est une sorte de redite digitale des années soixante, Jacco Gardner a bien écouté ses aînés et leur donne une nouvelle vie au travers des multiples bons moments offerts par le disque. S’il a effectivement été très inspiré par ses idoles, il en tire quelque chose de résolument moderne, car il se donne véritablement les moyens de ses ambitions sonores.

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  1. Happiness In Uppsala » Youth Lagoon – Wondrous Bughouse (Fat Possum 2013)

    […] tous les sens, un disque à écouter à fond sur sa minichaîne, assurément. Je pense un peu à Jacco Gardner et à sa production méticuleuse, à sa patiente reconstruction d’un son ; mais là on est […]

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  2. Happiness In Uppsala » La Route du Rock. Du 14 au 17 août 2013.

    […] et une chronique de son (très chouette) album ici […]

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