Tombés pour la France: Alex Rossi, Granville et Mustang au Point Éphémère. Mercredi 16 janvier 2013

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Il fait un peu froid ce soir, je descends prudemment le chemin qui mène au Point Éphémère. Ce soir, c’est la soirée consacrée à la chanson pop en français de la revue pop-moderne Magic. Je me dépêche un peu quand même parce que je suis très curieux de voir Alex Rossi, qui ouvre  la soirée.

Alex Rossi c’est le gars qui chante l’Ultima Canzone, et il parait aussi qu’il est écrivain. Ça devrait garantir de chouettes paroles.

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J’entre dans la salle, premier groupe, Alex Rossi est sur scène entouré de ses trois musiciens, première constatation, c’est rock et la salle est bien remplie. Le monsieur a des fans, et ils sont bien présents. Ça faisait un moment que je n’avais pas vu cette salle aussi remplie pour une première partie. Sur la scène, Alex Rossi se donne à fond, enchaine les morceaux, au point d’être un peu essoufflé et de devoir parler pour reprendre son souffle (ça n’a pas l’air d’être un problème, tant le monsieur a l’air d’aimer s’exprimer entre les chansons).

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Tout le monde entre bien dans l’ambiance. On a le droit aussi à une lecture d’une nouvelle, racontant des débuts de musicien dans le Paris des années 40 80. Le genre de lecture qui fait envie d’aller lire le recueil en entier, d’ailleurs. Et puis bien sûr arrive le moment que pas mal de monde attendait, la dernière chanson, l’Ultima Canzone, le tube.

En plus il devait y avoir une surprise, il y avait un indice avec la jolie guitare rouge qui était toute seule depuis le début du concert, à qui pouvait-elle être ?

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Dès les premières notes du morceau, deux des gars d’Aline arrivent sur la scène et viennent rejoindre Alex Rossi, logique quelque part, vu qu’ils ont composé et arrangé le morceau.

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Le public est chauffé à blanc par leur chanson adorée et attendue, et tout le monde est bien pris dans l’ambiance.

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Les gens aiment tellement, on aime tellement que le groupe rejoue le morceau une deuxième fois, au lieu d’une chanson de fin, on en a eu deux, du coup, pendant la pause tout le monde à l’air plutôt content, tous prêts pour la suite.

Et la suite, la suite c’est le jeune groupe Granville, je les avais vus de loin pendant les bars en trans, juste après Aline. Je n’en avais pas retenu grand-chose, à part une coiffure étrange et des chansons qui sonnaient toutes de la même façon.

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Ils arrivent sur scène. « Alors vous voulez danser ? » demande un des gars sur scène. Du coup dans le public quelques-uns se mettent à glapir posément. Sur la scène ils sont 4, trois garçons, et une fille. La fille, petite princesse boudeuse et échevelée porte une très jolie robe imprimée, avec des chats dessus.

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Le concert commence par un morceau, dont je n’arrive pas à me souvenir malgré mes notes illisibles. Ça ne joue pas si mal, mais je me demande tout de mêm où ils veulent en venir avec tout ça. Encore une fois je ne sens pas trop les différences entre les morceaux qu’ils enchaînent avec application, on ne peut pas leur retirer ça.

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Mais l’application ne rend pas attachant. Surtout après la chaleur, la passion, les approximations sympathiques et le charisme maladroit d’Alex Rossi, tellement réel et humain. Pourtant la princesse se donne un peu de mal, elle se tort les mains, boude, sourit. Mais il ne se passe pas grand-chose, l’impression d’entendre une Olivia Ruiz fatiguée (ouais, je sais que vous ne voyez pas ce que ça donne). Un groupe de pop propre, fin prêt pour les pubs pour les assurances et l’eau minérale.

« Alors on va danser hein ? » : le gars insiste, il y a encore du monde dans la salle mais ce n’est pas encore la folie. Il faut dire que fondamentalement leur musique n’est pas du tout dansante, pas désagréable, mais pas du tout le genre de truc qui ferait secouer les couettes. Je regarde  quand même L***, la révélatrice de musique dansante qui était au concert. Je n’ai pas à chercher trop loin puisqu’elle est juste à côté de moi, mais il ne se passe rien, elle a l’air toute éteinte, elle regarde ses chaussures vernies d’un air morne en soupirant un peu.

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Je reconnais quand même leur chanson gimmick (Jersey). Et puis je n’ai rien retenu d’autre. A part la jolie robe, Jersey, et la coupe de cheveux étonnamment innovante du guitariste ; ah si, ils sont aussi très bien à prendre en photo. Mais pour le coup je suis assez content d’avoir pris de notes pendant le concert, histoire de me souvenir.

C’est le moment du dernier groupe, là encore c’est un groupe français, les trois gars de Mustang s’installent sur la scène. Je n’étais pas très fan du groupe sur les disques, à part une ou deux chansons, et une ou deux reprises très réussies sur leur dernier EP.Et là ça change. « Alors on danse ? », là pour le coup le public s’agite et semble très heureux  d’enfin pouvoir bouger. C’est propre, les morceaux s’enchainent à toute vitesse, on retrouve le tube Anne Sophie, Qu’est ce qui se passe, Niquée, les chansons les plus marquantes du groupe s’enchaînent, nouvelles et moins nouvelles.

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Le chanteur, qui a un peu la voix de Jesse Garon (vous savez bien, l’exégète scientifique de la Bible du Haut Médiéval*) est très bien peigné et assure le show, il parle un peu, remet sa mèche pentotée en place, joue de sa guitare qui brille comme une R8 Gordini.

Du coup on ne s’ennuie plus du tout, c’est rock, un peu YéYé par moments, on passe vraiment un très bon moment avec les gars du Massif Central. On devrait les revoir sous peu, sur des scènes sans doute beaucoup plus grandes.

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Fin du concert, le magasin volant des Balades Sonores est un peu assailli, il y a des artistes autour, et surtout l’album d’Aline en vinyle. J’ai même cru voir aussi un dessinateur spécialisé dans les statues d’albâtre aux seins nus.

En repensant à la robe de la princesse, et aux poèmes d’Alex Rossi, je me dis que tous les éléments étaient vraiment réunis pour une vraie soirée pop moderne. C’est donc la tête pleine d’images et de son que je suis rentré affronter la ligne 5 et ses grincements pas pop moderne du tout, pour le coup.

 * à voir : la notice Wikipedia hallucinante du type.

2 Comments Join the Conversation →


  1. Ponctuation

    Stéphuu,
    Je sais que tu ne m’as jamais aimé, mais la prochaine fois que tu me maltraites comme ça, je porte plainte.
    La ponctuation

    Reply
    1. Stephane

      Oh un troll. Il y avait longtemps.

      Reply (in reply to Ponctuation)

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