Andrew Weatherall – Convenanza (Rotters Golf Club – 2016)

Depuis maintenant plus de 25 ans, comme un artisan appliqué, Andrew Weatherall sort régulièrement des albums le plus souvent en groupe (Sabre of Paradise, Two Lone Swordmen) et plus récemment sous son propre nom.

Pendant ces années, Andy Weatherall n’a sans doute été révolutionnaire qu’une seule fois avec le “Loaded” et une bonne partie du “Screamadelica” de Primal Scream. Mise a part ces disques, on ne peut pas vraiment lui attribuer un chef d’oeuvre qui a marqué une époque où un mouvement musical précis. Toujours absent de ces listes des meilleurs disques de l’année publiées avant chaque Noël. On a même l’impression que Sabre of Paradise et Two Lone Swordmen ont toujours été en marge, presque en seconde division a coté des groupes electronica comme Autechre, Aphex Twin ou Boards of Canada.

S’il a produit et écrit les meilleurs passages de “Screamadelica”, c’est parce que le groupe de Bobbie Gillespie aimait ses sets de dj et voulait un son proche des disques joués par dj Weatherall. Si Andy Weatherall a commencé a jouer le dj chaque samedi soir dans les clubs londoniens, c’est parce qu’il avait une bonne collection disque. Si Weatherall sort un disque chaque année, ainsi que quantités de disques sous différents aliases, c’est parce que c’est son boulot.

En fait le terme d’artisan ou d’ouvrier semble bien coller au monsieur: pas de prétention artistique, pas d’esprit torture et besoin vital d’écrire et créer, pas de plan de carrière.

Nous voilà donc avec “Convenanza”, son disque pour 2016. J’avais laissé Weatherall en groupe avec ses Two Lone Swordmen sur l’album “From the Double Gone Chapel” où le groupe avait effectué un virage post punk et où Weatherall avait commencé a chanter. Ici le chant est présent sur presque chaque titre et je dois avouer que je ne suis pas convaincu par ses talents de chanteur (et pas ce disque en général): du post punk a la Certain Ratio, un essaie frigo disco sur “Confidence Man”, l’électro cinématique ratée de “The Last Walk”, “Kicking the River” commence comme un vieux Kraftwerk mais est gaché par des guitares funky, de l’électro pop gothique très générique avec le dernier morceau “Youth Ozone Machine”. Le seul titre a sauvé du disque est “All That’s Left”, instrumental sonnant comme un A Certain Ratio électro.

Le disque sorti en fin d’année dernière avec sa comparse Nina Walsh sous le nom The Woodleigh Research Facility était drôlement plus intéressant avec ses longs morceaux rappelant fortement la période Two Lone Swordmen électro classique.

Donc un disque raté mais qui ne ternie en rien mon intérêt et même mon admiration pour le monsieur. C’est aussi un grand plaisir d’écouter Andy Weatherall en interview comme sur :

Andrew Weatherall – Convenanza (Rotters Golf Club – 2016)

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