O Children et Astrodynamics au Point Éphémère. Soirée Transmusicales de Rennes. Mardi 6 novembre 2012

Après une journée placée sous le signe des Transmusicales de Rennes, avec la présentation interactive (multimédia même) de la programmation par le grand chef en personne au Truskel. On enchaînait avec deux des groupes à l’affiche du festival, le soir même au Point Éphémère.

Lorsque j’arrive dans la salle, le premier artiste s’installe, c’est Astrodynamics, un jeune musicien de Rennes. Le setup est minimal, quelques machines, un laptop et un micro de crooner (l’accessoire qui manque à Edward Barrow tiens). Au départ, le micro m’étonne un peu, surtout quand il lance ses premières boucles électroniques. Et puis le gars se met à chanter, et là, le choc (limite), il a la voix de Ian Curtis, déjà on sentait un peu les influences New Wave dans ses mélodies mais là la filiation est assez claire.

La chanson de début vous pouvez l’écouter sur internet c’est Come to The USA, et c’est vraiment étonnant surtout au vu des productions plus anciennes de l’artiste.

(Et il y a un clip, ça avait l’air bien les vacances aux USA)

Ce qu’il y a de bien, c’est qu’il ne pousse pas le vice jusqu’à gesticuler et à prendre de poses (en tout cas pas comme l’autre gars français qui se prend à la fois pour Ian Curtis et pour Raphael). Il a mis une chouette chemise bien boutonnée jusqu’au cou. En tout cas ça tabasse pas mal, même si on a l’impression par moment d’une démo de Magic Music Maker.

Le concert n’est pas très long mais on est bien pris dans l’ambiance, et je me surprends à bouger la tête et les pieds. La voix du gars est vraiment impressionnante et se marie très bien avec ses compositions, par moment on est plus proche d’un DJ set mais le chant sauve le tout. Après une poignée de chansons, le concert s’arrête et les techniciens commencent à installer le matériel pour le groupe suivant.

Sur la scène trois micros et une batterie. On remarque qu’un des micros est très haut par rapport aux autres. O Children va arriver sur la scène. Leur nom viendrait d’une chanson de Nick Cave (une spécialiste éminente (et fan, donc digne de confiance) me l’a confié avant le concert). Moi qui m’attendais à un succédané de O Safari en version rock (oui j’imagine que c’est un peu dur à imaginer) ! Ils arrivent sur scène, quatre gars, batteur, bassiste, guitariste et un chanteur guitariste géant. Ça commence bien, une petite chanson bien enlevée pour poser l’ambiance (je mets la setlist à la fin pour les –futurs- fans).

Ce soir je suis sensible aux voix et donc je suis assez emballé par la voix du chanteur, entre Tay Zondai* et le gars de Motorama.

(*) 

La musique quant à elle est un mélange assez astucieux de new Wave et de rock, on pense à plein d’autres groupes du genre Editors  Interpol, si vous voyez ce que je veux dire. Je retrouve le petit tube bien efficace PT Cruiser et sa basse un peu disco en introduction, et ses guitares entraînantes  Il y a aussi l’autre tube Dead Disco Dancer qu’on peut retrouver en clip sur internet (amusant le clip, les gars en font des caisses pour faire oublier le côté cheap, DIY du film). Dead Disco Dancer et son côté super accrocheur, son introduction efficace, ses deux voix (bon là en live on n’entend que le grand type, en même temps quand on fait deux mètres et qu’on a cette voix…).

Comme le titre l’indique c’est dansant et on a bien envie de bouger la tête et les pieds du coup. Et puis vers la fin, Holy Wood et son introduction un peu carillonnante et son synthé, hommage très appuyé au Depeche Mode de Personal Jesus. Là encore la voix profonde du chanteur, sur ce morceau très proche de Dave Gahan fait merveille pour porte le public et les compositions du groupe, tout le monde semble assez conquis et dodeline de la tête en rythme.

Le concert s’arrête : le gars de leur stand merch me dit :  They ‘ll come back. Effectivement, ils reviennent et jouent une petite chanson en rappel, une chanson dispensable d’ailleurs, le reste du répertoire ayant été plutôt équilibré et très plaisant (malgré les quelques longueurs inhérentes au genre, la faute à trop de groupes dans la niche).

C’est déjà la fin, la soirée a été très agréable, du coup j’ai assez hâte d’être en décembre pour revoir les groupes déjà et pour découvrir sur scène ce que nous réservent les Transmusicales de Rennes.

Dans le bar du Point Éphémère, la sono joue un album de Prodigy, grand écart des ambiances (et des époques), mais c’est acceptable pour finir une chouette soirée avant le retour en métro.

Bonus (pour éclaircir mon propos) :

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