Thomas Azier – Hylas 002 (Hylas Rec)

Thomas Azier est un musicien d’origine néerlandaise qui vit à Berlin. Déjà remarqué pour son premier EP sorti (Hylas 001) notamment avec les morceaux How to Disappear et Red Eyes, qui sont de véritables tubes électro pop en puissance.

Du coup le second EP, titré tout simplement Hylas 002 était assez attendu pour voir quelle direction allait prendre le jeune berlinois d’adoption. L’ouverture de l’album Fire Arrow donne un indice, ça commence par un vrombissement, un lead de synthé qui fait directement référence à  la musique industrielle. Sans doute une concession à l’ambiance berlinoise. Puis de la batterie et des voix plein de reverb s’ajoutent au bourdon. Et enfin la voix caractéristique d’Azier, une voix sortie tout droit du début des années 90, rappelant un peu le pire de cette époque en Allemagne, Alphaville pour ne pas les nommer. Mais la différence, c’est que les  chansons de Thomas Azier semblent d’abord pensées pour danser et pour faire réagir le public ; la production est incroyable, le son puissant et chaque élément sonore qui construit le morceau est unique et identifiable.  La chanson suivante Angelene, le moment d’émotion du disque, aurait certes du sortir dans les années 90 (moi ça me fait penser à Mama de Genesis, ou même aux chansons un peu baveuses de Phil Collins), mais le côté un peu anachronique est charmant et on se prend à déguster les sons légèrement surannés et les moments un peu épiques (le refrain).  Le dernier morceau de l’EP est à l’avenant, une balade avec du piano synthétique qui semble être là pour montrer que Azier ce n’est pas qu’un producteur électro mais aussi un chanteur avec une vraie voix, ce qu’on ne peut pas lui enlever.

L’EP est surtout remarquable pour la production au top, et pour l’ouverture Fire Arrow qui est vraiment très impressionnante, le reste est un peu plus anecdotique.  S’il continue dans cette veine, entre ringardise et moments vraiment très bons, il se pourrait bien que Thomas Azier devienne le nouveau pape de l’électro pop de stade ou de festival. Mais attention à ne pas devenir Alphaville et s’y brûler les ailes parce qu’il en est vraiment très (trop) proche par moment.

Thomas Azier – Hylas 002 (Hylas Rec)

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