Thomas Azier au MaMA, Centre Musical Fleury Goutte D’Or – Barbara. Vendredi 26 octobre 2012

Après la très bonne surprise de l’EP de Thomas Azier, il nous restait à le voir en vrai. Donc rendez-vous a été pris au Centre Musical Fleury Goutte d’Or-Barbara, où il se produisait dans le cadre du MaMA festival. Le MaMa est à la fois un festival de musique et un moment de rencontre entre les acteurs de la musique actuelle.

Thomas Azier joue en premier, il est accompagné sur scène de deux acolytes ; ils semblent tous les trois sortir d’une friperie berlinoise. Lui, le chanteur, est grand et porte un manteau noir, qui laisse deviner une chemise imprimée totalement 90’s (noir et blanche, sans col, la classe) ; et ses deux musiciens, Pour être franc je déplore l’absence de jean neige sur la scène, mais on ne peut pas tout avoir.

Le concert est court, format MaMA oblige. On retrouve bien les morceaux marquants de l’EP Hylas 002 et du premier Hylas 001. Fire Arrow et son introduction ronflante industrielle, bizarrement le passage au live fait un peu perdre de force aux morceaux les plus électroniques, là où ils étaient dansants et entraînants,  ils deviennent plus quelconques, la faute sans doute aux instrumentaux un peu plus bordéliques sur la scène.

Même si les deux gars qui entourent Azier ne ménagent pas leurs effets, surtout celui qui est à sa gauche, vêtu d’un débardeur à décolleté nombril et d’une mèche king size le gars en fait des caisses, ça bouge, ça polke dans tous les sens, mais l’efficacité mélodique est finalement assez anecdotique ou accessoire d’ailleurs.

Sur les morceaux un peu plus lents, comme Angelene par exemple, si les mélodies sont toujours aussi efficaces, l’attitude un peu 80’s et l’interprétation un peu cheap du chanteur, rapprochent dangereusement le show des horribles Alphaville (accent bizarre inside).

Pour résumer le show n’était pas si mal, mais parfois on est à la limite du douteux ; même si on retrouve le soin extreme apporté aux détails sur les disques, aux petites touches qui font penser qu’on devrait très vite revoir Thomas Azier sous d’autres cieux ; mais parfois, quand l’hommage (ou la photocopie) des années 80/90 se fait trop présente, se fait trop visible, on a un peu peur ; la peur de revivre Forever Young sur tous les transistors.

Mais finalement, si la tendance se confirme ça fera pas mal de chansons pour regarder la fille que l’on convoite avec les yeux un peu troublés, et puis éventuellement on pourra lui proposer de danser en fermant un peu les yeux ; histoire de rentabiliser cette magnifique chemise imprimée à col neo Mao qu’on a achetée sur Prenzlauer Allee. Et si Thomas Azier était le nouveau compositeur officiel de musique de drague des années 2010 ?

Bonus

lien vers la chronique du EP : Hylas 002

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