Rencontres Transmusicales de Rennes. Vendredi 7 et samedi 8 décembre 2012

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Les fameuses navettes bus des Transmusicales, moyen de transport des fins d’années musicales. Après un passage dans un lieu bien connu de Rennes, on embarque dans un des bus qui conduit au parc exposition.

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La soirée commence doucement avec la pop bricolée et un peu bordélique de Petite Noir. Sur la scène Yannick Ilunga est vêtu d’un superbe chemise (parfaite pour l’autofocus fatigué de mon appareil photo). C’est un peu désorganisé sur la scène, les morceaux ne sont pas mauvais, c’est plutôt dansant et agréable à l’oreille.

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Mais on sent que le groupe est peut-être un peu récent, ça joue bien mais il manque encore de pratique et de morceaux. On retrouve avec plaisir bien sûr Disappear le morceau le plus connu (qu’il joue d’ailleurs deux fois). Pour un premier groupe de Transmusicales, on passe un moment pas désagréable avec un groupe qui mérite d’être revu avec un peu plus de pratique (et de morceaux et de variété dans les compositions, aussi).

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Je fais un passage dans le hall pour jeter un coup d’œil à MSMR, une dame à cheveux bleus et un gars derrière des platines et des machines, qui font une pop à reverb un peu générique et soporifique, d’ailleurs.

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Je m’accroche un peu puis je finis par abandonner.

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Parce que du coup je ne veux pas être en retard pour voir le nouveau projet de Rachid Taha, plutôt alléché par l’aperçu qui est sur la compilation des Trans, la très bonne chanson Djemila. Sur scène le gars est vêtu d’un costard pailleté du plus bel effet, la tête dans le cou il commence le concert, entouré d’une brochette magnifique de requins de studio (et de Mick Jones, qui cachetonne), l’ensemble dégageant bien sûr une sincérité et un charisme rare, bien entendu.

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Je reste un peu, le temps d’entendre la chanson attendue, d’aimer un peu, puis quand les solos d’Oud se multiplient, je décide de fuir vers un autre hall.

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Une petite pause pour manger un truc, et je suis de retour dans la salle pour voir les Von Pariahs, et une fois encore malgré le charisme du chanteur (et son accent parfait, gros changement pour un groupe de post punk –bon ok le gars est anglais apparemment) et  l’efficacité des musiciens ; je ne suis pas encore conquis par le groupe.

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C’est bien fait, énergique, mais trop inspiré, peut-être écrasés par tant de groupes adorés et vénérés.

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Pour continuer dans la série des groupes inspirés, je reviens voir O Children et leur chanteur à la voix caverneuse ; comme au Point Éphémère il y a quelque temps, c’est toujours agréable de les revoir avec leur new wave toujours sympa et plutôt dansante.

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Ensuite les suédois indusrock d’Agent Side Grinder font leur entrée sur scène. Je sens que je vais rater Birth of Joy par leur faute, mais en même temps je pense avoir plus de chance de revoie les néerlandais rock que les scandinaves.

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Et une première constatation, c’est que les chanteurs géants sont à la mode, celui du groupe est visiblement très grand et il danse un peu comme un fou possédé sur les mélodies froides, martiales et tranchantes du groupe. Kristoffer Grip (c’est son nom) arpente la scène, bouge prend des poses, les autres sont concentrés sur leurs synthés et leurs boucles.

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On retrouve le presque tubesque Wolf Hour et d’autres morceaux, comme Look Within. La salle s’est bien vidée mais le public qui reste devant est comme hypnotisé et en transe sous le déluge de boucles industrielles du groupe.

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Le moment est très agréable et c’est finalement la musique idéale avant de revoir le jeune local de l’étape Astrodynamics, que l’on avait déjà bien aimé il y a un mois. Il commence son set par son tube Come to the USA (je crois). Le public d’Agent Side Grinder ne fuit pas, on retrouve le son caractéristique de l’artiste rennais (qui doit leur parler), et les gens commencent à danser doucement. A la fin du set je me dis que j’approche de l’overdose de concerts, et je finis tranquillement la soirée en mangeant des trucs (spécialité avec de la charcuterie et du froment).

Le retour en navette est relativement calme, avec un ami expert en mode musicale, nous sentant investis d’une mission d’éducation, on a bien essayé de convaincre des gens de la supériorité de Shellac et Steve Albini sur tous les autres groupes, mais biberonnés à l’indie pop de La Femme et aux mélodies douces du reggae roots les usagers du bus ne nous adressent que des sourires gênés. Et notre vocation de prescripteurs meurt dans l’œuf.

Samedi 8 décembre

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On arrive tôt au Parc Expo parce qu’il ne faut pas manquer Melody Echo Chamber, qui ouvre le bal dans le hall 3. Elle est sur scène, Melody, accompagnée de trois musiciens. Melody est derrière son clavier, elle balance des boucles de batterie (des vilains presets de boîte à rythme, il n’y a pas de batteur).

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Dès le départ on a l’impression qu’il manque quelque chose, l’ensemble est très brouillon, on a droit un bouillie sonore où se détache de temps en temps, la guitare du gars à gauche de la scène, ou la voix de la chanteuse; et le souci c’est que ce n’est pas du tout dû à l’absence de batterie…

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On retrouve tout de même avec joie le tubesque I Follow You et d’autres chansons tirées de l’album. Mais l’ensemble est beaucoup trop approximatif pour déchaîner les passions, bien que Melody minaude joyeusement et multiplie les sourires et les révérences gênées au public. Je me dis que je n’écouterai que le disque finalement, au moins le son ne devrait pas me casser les tympans.

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A peine sortis, on court très vite au hall 9 pour voir Black Strobe, le groupe rock cool d’Arnaud Rebotini.

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Et c’est plutôt très bien, vêtu d’un costard cintré et parfaitement coiffé au début du concert, il commence par quelques morceaux qui mêlent astucieusement funk, électronique et riffs rock (oui en gros la définition de LCD Soundsytem et de Black Strobe pour le coup).

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De temps en temps on retrouve des réminiscences de LCD Sound system, ce qui ne semble pas déplaire au public compact qui ondule au gré des chansons. Il y a même semble-t-il un fan club Rebotini de présent ce soir.

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Après la température monte encore un peu avec des lance flammes sur la scène et le chanteur qui tombe le costard et se retrouve en marcel blanc de rocker 50’s parfait pour la dernière série de morceaux.

Que faire après ? Comme tous les samedis en Trans c’est le moment de se promener un peu, de regarder d’un œil distrait les prestations des DJs. J’ai entendu UZ et son dubstep bourrin, ses basses qui faisaient trembler les murs de tôle du parc expo. J’ai vu aussi Tnght, on a dansé un peu, et puis je me suis assez vite lassé. J’ai aussi vu de loin Skip & Die, arrivé trop tard, la salle affichait déjà bien complet ; mais ça n’avait pas l’air trop mal, à revoir donc, ça sera sans aucun doute pour les festivals de l’été prochain.

De retour, dans la ville qui s’éveille doucement, je me dis que c’étaient des bonnes Transmusicales, et en tout cas le succès public a bien été au rendez-vous, comme quoi c’est pas la crise pour tous les festivals  et on peut remplir sans aucune tête d’affiche, rien qu’en soignant l’accueil du public et la variété de l’offre.

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