Porcelain Raft, Permanent Signal ( Secretly Canadian, 2013)

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Je me souviens avec émotion de la découverte des premières chansons de Porcelain Raft, Mauro Remiddi, musicien italien vivant à Londres, Tip of Your Tongue et Dragonfly. Des chansons pop parfaites, mélodies accrocheuses, omniprésence d’une guitare carillonnante et inserts électroniques pour donner de la consistance; la clef du succès et de l’amour inconditionnel des fans (n’est-ce pas The Radio Dept. ? On a retrouvé cette patte très personnelle sur l’album Strange Weekend, sorti en 2012.

Permanent Signal, son nouvel LP continue à creuser ce même sillon. On retrouve la même patte, la voix particulière (moi il me fait penser à Brian Molko, comme sur les balades de Placebo et à Marianne Faithful, aussi, le vibrato à mon avis, va savoir). On y retrouve la mélancolie des thèmes, le côté barde un peu triste qui créé des mélodies dans sa chambre avec son laptop et ses guitares. C’est un disque pour réfléchir, ou pour les moments un peu blêmes.

L’album s’ouvre avec Think of the Ocean, pas un hasard, c’est le morceau qui nous permet de nous rappeler pourquoi on aime la musique de Porcelain Raft, le côté gentiment tristouille, les vagues de sons successifs, qui se combinent tout doucement avant l’arrivée de la voix. Des gazouillis électroniques, de la guitare discrète, des bois, des percussions digitales, avant l’arrivée de la voix et les vagues d’émotion. Cluster qui la suit, a un petit côté newwave très plaisant, avec la patte Remiddi, on a l’impression d’être de retour en 2010, aux débuts du musicien. Il y a un moment étonnant au milieu du disque avec I Lost Connection, qui commence avec des accords de piano, et des cuivres (des vrais hein, pas des trucs MIDI). Une belle chanson, qui fait un peu penser à Youth Lagoon, son cousin d’émotion.  Il y a aussi des moments plus énergiques (relativement, hein, on ne parle pas de Fucked Up ici hein) The Way Out et  It Ain’t Over, avec leurs programmations de batterie plein de distorsion, et la guitare à flanger.

L’album se clôt par l’instrumental Echo, avec ses boucles de clavier répétitives, ses leads empreints de mystère et la voix. Idéal pour retourner à une vie normale, fin du rêve et l’introspection, on peut aller prendre le métro pour boire des bières dans notre rade favori ou reparler à nos amis.

Le deuxième album de l’artiste italien est certes sans surprise, mais il est dans la parfaite continuité de son premier disque. Porcelain Raft a un son qui lui est propre, identifiable immédiatement. Ses tics de composition et son chant un peu maniéré sont devenu les bases de son identité musicale. Ce qui fait de ce disque un successeur parfait du précédent, sans surprise mais tout aussi réussi, et aussi confortable qu’une vieille paire de chaussures.

Porcelain Raft, Permanent Signal ( Secretly Canadian, 2013)

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