Mount Kimbie – Cold Spring Fault Less Youth (Warp, 2013)

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Dans la famille des artistes de l’electronica, passés par le dubstep, et puis ayant évolué vers une forme de musique mutante et différente. Dominic Maker and Kai Campos les deux têtes de Mount Kimbie font office de versant un peu plus pop et plus varié que James Blake par exemple, qui lui regarde résolument vers le RnB et la soul, on parle même dans leur cas de post-dubstep. On sent bien que les Mount Kimbie n’ont pas encore choisi, ou alors qu’ils ont trop d’influences ou de passions pour décider d’une direction, même si on sent des points communs dans leurs morceaux, des beats venant de l’électronique, et un habillage plus proche de la musique pop rêveuse que des synthés baveux. Mais cet habillage est parfois traversé de fulgurances électroniques, donnant à leur musique ce cachet particulier. Ils ont sorti plusieurs productions oscillant entre instrumentaux qui lorgnent vers des sons plus organiques et un album-somme (Crooks &Lovers) de ce que la musique électronique en mutation perpétuelle est devenue en 2010.

Cold Spring Fault Less Youth est leur second album. Il met en valeur et en avant le côté plus vocal de leur musique, et il a, avec King Krule, un invité prestigieux venant d’un monde musical un peu différent, et une voix marquante et identifiable entre mille. Le disque est un mélange astucieux d’instruments qui sonnent live et de programmations de sons et des percussions qui donnent une identité clairement électronique à l’ensemble. Mais on sent le désir des deux artistes d’aller plus loin que leur univers musical. Cette tendance est évidente dans Break Well, qui commence avec des voix comme dans un vieux dub, un lead répétitif et des inserts synthétiques, et qui se finit par un riff à la guitare et à l’orgue qui ne ferait pas tache dans un morceau de pop rêveuse (des noms? Pensez à Grizzly Bear, M83, et cætera,  pour les plus connus).

Les morceaux chantés par King Krule, Meter, Pale, Tone et YouTookYour Time, ajoutent aussi à cette impression de richesse, la voix unique de monsieur Krule donne de la profondeur, et une délicate teinte un poil jazzy par instants. Le single Made To Stray, avec son mélange délicat entre musique de danse et parties chantées est un morceau qui représente bien l’amplitude musicale du disque et l’ambition du groupe. Dans les petites perles proposées par l’album, je retiendrai encore So Many Times So ManyWays qui donne l’impression de réécouter un mélange de Tortoise et de RedSnapper.

Et comment oublier le morceau qui termine l’album, le très joli Fall Out, son sample usé de piano, sa ryhtmique à la Howie B, et ses interférences de basse et de lead synthétiques, sans doute le morceau le plus dub dans l’âme de l’album, comme un retour aux premières amours.

Mount Kimbie – Cold Spring Fault Less Youth (Warp, 2013)

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  1. Happiness In Uppsala » MIDI Festival 2013. Jour 2. Samedi 27 juillet 2013

    […] Le final de la soirée à l’hippodrome en question : Mount Kimbie, s’installe longuement sur scène. Pour jouer leur disque ils ont visiblement besoin de matériel. J’attends pas mal de ce concert, car le disque avait été une des très bonnes surprises du printemps (lire ici). […]

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