Grizzly Bear – Shields (Warp records 2012)

Dans un classement assez récent qui recensait les pires groupes hipsters du monde  les américains de Grizzly Bear avaient fini en tête. Je ne sais pas trop sur quoi ce classement se basait : même si les oursons de Broooklyn sont lookés et qu’ils ont l’attitude bien travaillée…

Et là ils sont de retour dans l’actualité, leur nouvel album, Shields, 3 ans après Veckatimest vient de sortir. A la première écoute, dès le premier morceau, la première impression c’est que c’est du bon boulot. L’album est super produit, ce qui tend à en faire un ensemble très homogène. Il n’y a pas vraiment de chanson marquante ou tubesque, mais une impression d’unité. Pour résumer, c’est très chiant à la première écoute. Ceux qui rêvaient d’un nouveau Two Weeks et sa mélodie accrocheuse vont être un peu déçus.

Puis on réécoute, et là on se surprend à trouver des perles, toujours influencé par le jazz, le groupe construit des chansons riches, comme l’ouverture de l’album Sleeping Ute. Puis on commence à discerner des petites choses, Gun Shy (qui ferait presque penser à du Metronomy formaté pour RTL2), A Simple Answer, toutes ces chansons qu’on n’avait pas remarqué à la première écoute deviennent évidentes. Et il y a aussi  Yet Again, le single radioheadesque, qui est bien efficace avec ses guitares carillonantes, avec plein de sons et des arrangements subtils, ça devrait logiquement faire un tube décent (bien que j’ai lu quelque part que des gens pensaient à du  Coldplay en l’écoutant).

Pour résumer, c’est un album riche, parfaitement réalisé, un disque pour musicien mélomane. Il se découvre doucement, pour l’accessibilité et le coup de foudre on oubliera. Ce n’est pas non plus l’album de la décennie, n’en déplaise aux chanteurs de louanges professionnels, trousseurs de compliments, victimes consentantes et totalement ébahies du marketing culturel. Mais c’est cependant un joli disque d’automne, pour accompagner les premiers frimas et le soleil pâle d’octobre.

Bonus

Le Disque :

 

et le clip du single :

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