Ce qu’on a vu aux Bars en Trans 2014

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Premier jour : jeudi 4/12 1988 live club

Pour tous les amateurs de hiphop c’était au le 1988 live club qu’il fallait être ce jeudi soir. D’abord nous avons découvert Pih Poh. Le premier morceau fut surprenant en effet du rap en couplet mais avec des cris comme refrain, Pih Poh explique qu’en effet parfois il ressent ce besoin de crier pour se libérer. Entre mélancolie, nostalgie et réalité, les textes de Pih Poh touchent . Les thèmes et les sujets des chansons sont populaires : l’amour, le quotidien, le rapport avec autrui.. C’est parfaitement décrit. Il nous dévoile ainsi un peu de son intimité dans laquelle on se retrouve forcément. Avec une petite influence Stromae à certains moments, ce qui n’est pas forcément négatif, Pih Poh m’ayant même confié qu’il le prenait comme un compliment. Il est accompagné d’une batterie, d’une guitare ou d’un synthé. En bref un mélange de chanson et de rap français, qui peint des tableaux réalistes et parfois cyniques. Du rap à message, que j’ai pour ma part fut bien reçu ! On peut retrouver leurs aventures sur le site : http://pihpohfaitsavalise.com/.

Après une courte pause, ce sont The Posterz qui nous ont envoyé une grosse claque hip hop à l’américaine. Ces jeunes Montréalais sont dotés d’une sacrée énergie et m’ont fait vivre un moment unique (grâce peut être aussi un peu à mon taux d’alcoolémie). Ils ont enflammé la salle en l’espace de quelques secondes. Ces trois belles gueules ont un flow inégalable, « ils sont chauds » comme on dit dans le jargon. Les instrus sont bruyantes et proches de l’électro avec un petit côtés à la Sisyphus parfois. Le tout en restant très classiquement hip hop bien-sûr. Ils nous on étonné avec une reprise de Glory Box de Portishead, un mélange magnifique, et avec un rap sur de Gesaffelstein qui ne pouvait que donner un résultat harmonieux (et subtil NDLR). Au niveau des influences, pour les rappeurs on peut reconnaître parfois une touche de A$AP ou encore Lil Wayne. Mais ces trois petits prodiges du hip hop n’ont pas l’air de trop tomber dans le clichés pour le moment. Quant à la musique, certes très mécanique mais avec des influences assez rock, se rapprochant parfois de Rage Against the Machine par exemple. Je vous laisse imaginer quel mélange cela créer.

Ils ont eu une bonne interaction avec le public, n’hésitant pas a descendre de scène, et à se mêler à l’audience. Ils n’ont pas encore d’album à leur actif, si ce n’est un EP (Starship & Dark Tints). Mais on peut s’attendre et espérer plus au vu du concert.

Deuxième jour : vendredi 5/12 Backstage

Beny le Brownies : Ce jeune MC de 20 ans se présentant lui même comme « la pépite sur le cookie » nous vient tout droit d’Annecy. Fan de skate et de rap depuis l’âge de 15ans, le rappeur à retourné le Backstage vendredi soir. Un concert très étonnant, il y a une grande différence entre le disque et le live. Bien plus énergique sur scène, vulgaire mais sincère, Beny le Brownies peint son quotidien. Sur scène ils sont deux, accompagné d’un beatmaker. Ils ont une dizaine d’années de différence d’âge mais « le délire est le même » m’ont ils dit. A à peine 20 ans est toujours étudiant le rap est son hobby favoris. Dans ses jolis clips, on retrouve une ambiance un peu anglaise, proche de celle des morceaux de Mount Kimbie (NDLR: Carrément).

Samedi 6/12 1988 live club

Kid Francescoli !!! Que dire sinon que ce duo est beau. Tout les deux de belles gueules sur lesquels n’importe qui se retournerai dans la rue. A la fois classe et simple, Elle incarne la sensualité avec une voix envoûtante, quant à lui, il portait parfaitement son petit costard un peu vieillot qui lui allait cependant comme un gant. En live, le batteur donne de l’énergie, calme et puissant à la fois. Il n’y avait rien de mieux pour émergerd’une petite gueule de bois, et la salle était bien remplie et conquise. On perçoit une grande complicité dans leurs jeu de scène (peut être pas vraiment étonnant). Le morceau Prince Vince déjà bien rythmé sur le digital m’a bien transportée.

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Je ne suis pas souvent très fan de concert sans vrai instrument mais dans le cas de Kid Francescoli ce n’est pas dérangeant.Calme mais on peut danser et remuer doucement sur la musique. C’était même trop court tellement c’était bien ! Et personnellement je n’hésiterai pas à retourner les voir !

Et en bonus deux photos des Animali qui ont enchaîné après le Kid.

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On est quand même pas venus à ce concert pour rien !! 😀

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