3 minutes sur mer au Festival « Aurores Montréal » (Pan Piper) Vendredi 23 mai

10397303_285013211659587_1427611335475132086_oIntense, âpre, fulgurant… le son de 3 minutes sur mer n’est pas de ceux qui donnent dans la complaisance ou la démagogie.

Depuis 7 ans, le duo devenu trio chemine de scène en scène et a sorti en janvier dernier un très prenant premier album “Des espoirs de singes”.

J’avais eu un gros coup de cœur pour eux il y a des années (HIU s’appelait Not For Tourists et Stéphane n’était pas encore là, c’est dire…) lors d’un concert “découvertes” à Glaz’Art. Depuis, je les avais toujours manqués sans pour autant cesser de les suivre.

J’ai profité du festival Aurores Montréal pour les retrouver, les redécouvrir sur la scène du Pan Piper.

Dominique A, Michel Cloup, Robi… il y a peu d’artistes francophones estampillés “rock” qui parviennent à me prendre aux tripes. 3 minutes sur mer en fait définitivement partie. Leurs chansons sans concession, intenses, denses, troublantes sont de celles qui résonnent longtemps en vous et ne vous laissent pas indemnes.

Si c’est déjà le cas sur disque, sur scène, l’effet est encore plus fort et persistant. Leur performance dénote d’autant de sensibilité que de force et de détermination. Les textes à la fois poétiques et honnêtes, souvent durs et cinglants, parfois plus tendres, ne peuvent laisser indifférent. La partition, indéniablement rock, qui ne s’interdit pas de lorgner vers la chanson ni vers l’électro a quelque chose d’organique, de viscéral.

La musique de 3 minutes sur mer n’est pas là pour faire plaisir. Elle secoue, malmène, égare un peu parfois. Quand Guilhem Valayé, avec cette voix à fleur de peau, chante les couples qui ne fonctionnent plus et l’amour qui prend l’eau, ça me remue là où ça fait mal… mais c’est tellement beau.

Il faut parfois accepter de s’en prendre plein la gueule pour toucher du doigt la poésie…

 

Je ne résiste pas à l’envie de partager ce clip esthétiquement impeccable:

Un gros merci à Frédéric Petit pour ses photos

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